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J'en garde seulement cinq. Il y en avait bien quelques autres mais je n'avais pas grand-chose à dire sur eux, ils ne semblaient pas assez importants ou ne me tenaient pas assez à coeur...
Gran Torino, de Clint Eastwood. Eastwood se revisite, s’adapte une fois de plus à son âge et fait un film testamentaire sur la transmission de valeurs. A la fin, son protégé hérite de la Gran Torino qui est une… Ford. Le dernier grand classique américain aurait-il voulu exprimer le souhait qu’une tradition dont l’amiral Ford est le représentant le plus notorious se perpétue après lui ?
Inglorious Basterds, de Quentin Tarantino. Pour ses qualités de scénario et de mise en scène, pour sa force cathartique et pour sa croyance au pouvoir du cinéma, pour son enthousiasme communicatif propre à son auteur, parce qu’avec ce film Tarantino est un brillant entertainer. Glorious indeed ! Les Herbes Folles, d’Alain Resnais. Parce que c’est bon d’oublier la logique de temps en temps et parce que, oui, nous pourrons tous manger des croquettes quand nous serons des chats.
Tetro, de Francis Ford Coppola. Pour sa beauté plastique, parce que Coppola ne fait pas un film mais du cinéma.
Un Prophète, de Jacques Audiard. Parce que ce n’était pas si mal que ça malgré tout le bien qu’on en a dit.
PHOTOS: Tetro de Francis Ford Coppola Gran Torino de Clin Eastwood
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