accueil cinema-take : critiques de films
Recherche rapide :       VALIDER
edito critique de film & chroniques cinema videos exclusives podcast audio recherche avancée forum cinéma


 les autres chroniques  
FIN D'ANNÉE
LE PALMARÈS 2009 DE NASSERA METMATI ET ANTOINE COLLIN
lundi
28
décembre
2009
par NASSERA METMATI ET ANTOINE COLIN
Tous les rédacteurs de Cinema-take.com ont rendu leur verdict: nous publions leur liste respective avant d'établir un classement définitif des films qui auront marqué l'année 2009.

Nassera Metmati a extirpé quelques films hexagonaux de sa hotte. Comme Thomas Demoulin, elle garde aussi le souvenir d'une année placée sous le sceau des problèmes sociaux et migratoires en plaçant parmi les grandes réussites de ce millésime le trop méconnu Amerrika. Antoine Collin fait de 2009 un bon cru pour les derniers géants comme Clint Eastwood ou Coppola.




LES CHOIX DE NASSERA METMATI
Le Roi de l’évasion d’Alain Giraudie
Non, ma fille tu n’iras pas danser de Christophe Honoré
Hadewijch de Bruno Dumont
Welcome de Philippe Lioret
Les Herbes folles d’Alain Resnais
Les Noces Rebelles de Sam Mendes
24 City de Jia Zhang-Ke
Still walking de Kore-Eda Hirokazu
Amerrika de Cherien Dabis
Les Chats Persans de Bahman Ghobadi
+ Bonus DVD Valse avec Bachir d’Ari Folman

Fuite en avant...

Une « der » par an at par plaisir sur le cinéma, en particulier sur le cinéma français ne se justifie-t-elle pas au moins autant qu’une litanie chiffrée sur les personnalités hexagonales les plus populaires? Oui, nous allons ver un tir nourri en faveur de l’art frenchy. Du côté du "roi de la fuite en avant", de la réclusion ou de la quête d’identité de soi, d’un bon traité de bienvenue sociétaire. Par plaisir, pour un sempiternel revival d’un cinéma âgé de plus de quatre-vingt ans qui s’appelle Alain Resnais, qui renait sans cesse de sa propre fuite et qui se révèle « plein de promesses » (sic).

Pour le reste, la Rébellion américaine tire une fois de plus sous l’affabilité apparente de noces heureuses ; un énorme bouton sur le nez du rêve américain. Un mauvais rêve pour la nouvelle génération de 24 City de Jia Zhang-Ke qui fuit la nostalgie du socialisme passé. La bobine asiatique continue donc de dessiller sur les méandres de cellules qui travaillent à fuir leur passé.

Mélopée orientale qui charrie de tout, Amerrika mérite de porter le cliché de l’artifice de la fuite. Mais elle est s’avère bénéfique pour les jeunes musiciens libanais du Chat Persan.

Pas d’etc...Finalement, cette année le cinéma valse avec nos mémoires et nos racines. « Restons aux aguets »...

 
LES CHOIX D'ANTOINE COLLIN

J'en garde seulement cinq. Il y en avait bien quelques autres mais je n'avais pas grand-chose à dire sur eux, ils ne semblaient pas assez importants ou ne me tenaient pas assez à coeur...

Gran Torino, de Clint Eastwood.
Eastwood se revisite, s’adapte une fois de plus à son âge et fait un film testamentaire sur la transmission de valeurs. A la fin, son protégé hérite de la Gran Torino qui est une… Ford. Le dernier grand classique américain aurait-il voulu exprimer le souhait qu’une tradition dont l’amiral Ford est le représentant le plus notorious se perpétue après lui ?

Inglorious Basterds, de Quentin Tarantino.
Pour ses qualités de scénario et de mise en scène, pour sa force cathartique et pour sa croyance au pouvoir du cinéma, pour son enthousiasme communicatif propre à son auteur, parce qu’avec ce film Tarantino est un brillant entertainer. Glorious indeed !

Les Herbes Folles, d’Alain Resnais.
Parce que c’est bon d’oublier la logique de temps en temps et parce que, oui, nous pourrons tous manger des croquettes quand nous serons des chats.

Tetro, de Francis Ford Coppola.
Pour sa beauté plastique, parce que Coppola ne fait pas un film mais du cinéma.

Un Prophète, de Jacques Audiard.
Parce que ce n’était pas si mal que ça malgré tout le bien qu’on en a dit.

PHOTOS:
Tetro de Francis Ford Coppola
Gran Torino de Clin Eastwood

 



AJOUTEZ VOTRE COMMENTAIRE
  RETROUVEZ ÉGALEMENT NOS AUTRES CHRONIQUES :
ENTER THE VOID de Gaspard Noé  (05/05/10)
nouvelle chroniquePOETRY de Lee Chang Dong  (28/07/10)
BLAKE EDWARDS: MÉLANCOLIE DU GAG  (27/05/10)
ROBERT SIODMAK A LA CINEMATHEQUE  (02/06/10)
LA PRINCESSE DE MONTPENSIER de Bertrand Tavernier  (22/05/10)
 
 les autres chroniques  
cinema-take partenaire de TCM
Cinema-take est partenaire de la chaine de cinéma TCM
éditorial | chroniques et critiques de films | vidéos exclusives | podcast audio | forum cinéma | recherche avancée
© 2010 Cinema-take.com : critiques de films de cinéma et DVD | nos partenaires | nous contacter
critique de film de cinéma et DVD