Les choix de nassera metmati

Le Roi de l’évasion d’Alain Giraudie
Non, ma fille tu n’iras pas danser de Christophe Honoré
Hadewijch de Bruno Dumont
Welcome de Philippe Lioret
Les Herbes folles d’Alain Resnais
Les Noces Rebelles de Sam Mendes
24 City de Jia Zhang-Ke
Still walking de Kore-Eda Hirokazu
Amerrika de Cherien Dabis
Les Chats Persans de Bahman Ghobadi
+ Bonus DVD Valse avec Bachir d’Ari Folman
Fuite en avant...
Une « der » par an at par plaisir sur le cinéma, en particulier sur le cinéma français ne se justifie-t-elle pas au moins autant qu’une litanie chiffrée sur les personnalités hexagonales les plus populaires? Oui, nous allons ver un tir nourri en faveur de l’art frenchy. Du côté du "roi de la fuite en avant", de la réclusion ou de la quête d’identité de soi, d’un bon traité de bienvenue sociétaire. Par plaisir, pour un sempiternel revival d’un cinéma âgé de plus de quatre-vingt ans qui s’appelle Alain Resnais, qui renait sans cesse de sa propre fuite et qui se révèle « plein de promesses » (sic).
Pour le reste, la Rébellion américaine tire une fois de plus sous l’affabilité apparente de noces heureuses ; un énorme bouton sur le nez du rêve américain. Un mauvais rêve pour la nouvelle génération de 24 City de Jia Zhang-Ke qui fuit la nostalgie du socialisme passé. La bobine asiatique continue donc de dessiller sur les méandres de cellules qui travaillent à fuir leur passé.
Mélopée orientale qui charrie de tout, Amerrika mérite de porter le cliché de l’artifice de la fuite. Mais elle est s’avère bénéfique pour les jeunes musiciens libanais du Chat Persan.
Pas d’etc...Finalement, cette année le cinéma valse avec nos mémoires et nos racines. « Restons aux aguets »...

LES CHOIX D'ANTOINE COLlIN

J'en garde seulement cinq. Il y en avait bien quelques autres mais je n'avais pas grand-chose à dire sur eux, ils ne semblaient pas assez importants ou ne me tenaient pas assez à coeur...
Gran Torino, de Clint Eastwood.
Eastwood se revisite, s’adapte une fois de plus à son âge et fait un film testamentaire sur la transmission de valeurs. A la fin, son protégé hérite de la Gran Torino qui est une… Ford. Le dernier grand classique américain aurait-il voulu exprimer le souhait qu’une tradition dont l’amiral Ford est le représentant le plus notorious se perpétue après lui ?
Inglorious Basterds, de Quentin Tarantino.
Pour ses qualités de scénario et de mise en scène, pour sa force cathartique et pour sa croyance au pouvoir du cinéma, pour son enthousiasme communicatif propre à son auteur, parce qu’avec ce film Tarantino est un brillant entertainer. Glorious indeed !
Les Herbes Folles, d’Alain Resnais.
Parce que c’est bon d’oublier la logique de temps en temps et parce que, oui, nous pourrons tous manger des croquettes quand nous serons des chats.
Tetro, de Francis Ford Coppola.
Pour sa beauté plastique, parce que Coppola ne fait pas un film mais du cinéma.
Un Prophète, de Jacques Audiard.
Parce que ce n’était pas si mal que ça malgré tout le bien qu’on en a dit.
PHOTOS:
Tetro de Francis Ford Coppola
Gran Torino de Clin Eastwood
