Quelques mois avant Cannes, le festival de Berlin est le premier grand rendez-vous international de l'année. Malheureusement, cette fois-ci, le Festival n'aura pas été à la hauteur des espérances suscitées par un tel événement. Les films classiques jusqu'à l'obsession se seront confondus avec des produits cyniques, sans envergure ou des véhicules étatiques démagogues ou propagandistes. Entre Notorious, hagiographie complaisante envers un grand nom du rap assassiné dans les années 90 et Forever enthralled, biopic romancé à outrance sur la vie d'un grand chanteur de l'Opéra de Pékin; les biographies sans recul, toute calquées sur le modèle dramaturgique hollywoodien, à la gloire de vieilles stars continuent d'affluer pour pérenniser les cultures à travers le monde.
Nous n'aurons pas pu voir l'Ours d'Or décerné cette année, un film péruvien qui faisait beaucoup jaser dans les files d'attente. Nous garderons surtout en mémoire, par contre, une coproduction entre l'Argentine et l'Uruguay: le très plaisant et touchant Gigante qui aura reçu trois prix dont l'Ours d'argent.
Nous nous souviendrons également de la vision d'un splendide film hongrois de 1978 Little Valentino très inspiré par la Nouvelle Vague et sur lequel nous reviendrons longuement bientôt.
Cette semaine sera marquée entre autre par une analyse du dernier film de François Ozon Ricky, la deuxième partie de notre documentaire en vidéo consacré à Werner Herzog et à une sélection d'ouvrages récents et d'articles particulièrement intéressants.
