Malgré les raz de marée, les nuages noirs islandais, les réactions timorées et/ou consciencieuses de certaines compagnies aériennes, la crise du marché boursier, le 63ème Festival de Cannes est bien prêt à démarrer.
En inoculant en dernière minute le nouveau film de Ken Loach, en privant les photographes et les fans de la présence de Ridley Scott, en attendant la non présence du ministre de la culture Sandro Bondi qui boycotte le portrait de l'Italie de Berlusconi dans "Draquila L'Italia che trema" de Sabina Guzzanti, cette édition commence sous de bons auspices: scandales, polémiques et impatience.
Tim Burton, le président du jury, répète à tout va combien il est heureux de pouvoir retourner au cinéma. Son métier ne lui a guère laissé de temps ces dernières années pour redevenir un spectateur. Il aura à départager 19 films parmi lesquels on attend avec fébrilité les oeuvres de Apichatpong Weerasethakul, Xavier Beauvois, Bertrand Tavernier, Mike Leigh, Hong Sangsoo, Wang Xiaoshuai. C'est Mathieu Amalric qui, en tant que cinéaste, ouvre les hostilités à la presse dès ce soir avec sa comédie de moeurs Tournée.
A ce jour, tout le monde du cinéma est déjà sur les dents. Le Palais vient enfin de finir les derniers modelages de son organisation gigantesque avec ses 4000 journalistes accrédités et ses dizaines de milliers de festivaliers. Comme à chaque fois, l'attention se portera aussi sur les sélections dites "off" et, en particulier, La Quinzaine des Réalisateurs qui respirera un air nouveau sous la présidence inédite du très cinéphile, érudit Frédéric Boyer.
Bon Festival de Cannes sur Cinema-Take.com qui bénéficiera cette année des contributions de nos collaborateurs Nassera Metmati et Thomas Demoulin.